• Coup d'oeil : Chambre avec vue ? (la solution)

    Coup d'oeil : Chambre avec vue ? (la solution)

     

     

     

    Ces jours-ci, a "poussé" sur la façade est de la Tour du Bost une étrange protubérance : un balcon pour la "chambre des dames", au niveau 4... 

     

     

     

     

    Coup d'oeil : Chambre avec vue ? (la solution)

     

    Il s'agit en fait d'une installation très astucieuse qui a germé dans le cerveau fertile du ferronnier d'art Gauthier Jacquelin. Astucieuse, car, sans abîmer du tout l'édifice, elle permet une intervention délicate : fermer cette dangereuse ouverture sur le vide, juste au-dessus de la maison d'accueil. Un vrai défi technique ! Cette structure pour échafaudage en porte-à-faux, composé d'une ossature tubulaire, réalisée sur-mesure, vient prendre appui sur des éléments existants (rebords, trous) pour assurer une stabilité et une sécurité parfaites.

     

     

    Sur ce mur situé à l'est, au niveau 4, ouvrait à l'origine une fenêtre à meneaux "classique", semblable aux autres fenêtres avec coussièges du donjon. Elle fut remaniée et transformée de façon très importante (au XVIe siècle probablement), devenant une porte surmontée d'une petite fenêtre. Elle permettait à l'époque d'accéder à un bâtiment accolé au donjon, à l'emplacement occupé actuellement par la maison d'accueil, mais bien plus haut. À cet étage devait se situer une chapelle.

    Coup d'oeil : Chambre avec vue ? (la solution)

    La fenêtre à meneaux du XIVe à gauche, modifiée au XVIe à droite
    (dessins de Frédéric Didier, Architecte en Chef des Monuments Historiques)

    En ouvrant ce printemps le mur qui condamnait cet accès, nous avons retrouvé les traces des gonds, à l'extérieur de la tour : la porte se situait donc du côté du bâtiment qui a disparu. "C'étaient des gonds tardifs, du XVIe-XVIIe siècle maximum, plutôt XVIe, scellés probablement au châtaignier", explique M. Jacquelin.
     
    Et voilà : point de délurée damoiselle hélas (on aimerait bien retrouver ce genre d'archives !), ni d'escalier mobile (la tour en était dotée en effet, mais à un tout autre endroit - moins haut), ni (gros soupir de frustration) de tyroliennes fantastiques, qui auraient pourtant pu être agrémentée d'un piment particulier, celui de frôler les cornes des bovins qui paissent dans les prés...
     
    Pour retrouver le travail de Gauthier Jacquelin dans la Tour du Bost :
    Gauthier Jacquelin : l'art de la fusion

     

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