• Il y a quelques jours, nous vous avons proposé un extrait du questionnaire de notre rallye du 3 avril dernier. Si vous l'avez manqué, le revoici, mais cette fois-ci, avec la solution à la suite :

    Coup d'oeil : à boire et à manger... (la solution)

    Cachée dans la végétation,
    masquée par les grilles de travaux en cours non loin,
    la fontaine...

    Imaginez-vous donc sur le parcours du rallye. Nous descendons une petite rue, nous éloignant du centre du bourg de Montcenis. Sur la droite, on voit une fontaine avec son lavoir, malheureusement en mauvais état. L'eau de cette fontaine alimentait autrefois :

    1. une tannerie.
    2. une brasserie.
    3. un moulin.
    4. une fabrique de nouilles.


    Voici la solution, telle qu'elle figurait dans le cahier de réponses donné à l'issue du rallye: il s'agit de la brasserie Nicolas.

    Cette brasserie occupait naguère les bâtiments nouvellement restaurés.

    L’eau qui jaillissait de la pente était connue depuis toujours. Vers 1750, Courtépée en parle ainsi : "C’est une source minérale qui purge avec douleur. Elle convient dans les cas de relâchement d’estomac, dans les crudités glaireuses, les cours de ventre opiniâtres, les maladies de la peau, les obstructions et la suppression des règles. Il faut cependant en boire les eaux à la source même car elles perdent dans le transport la plus grande partie de leur esprit sulfureux".

    Dans les années 1840, Pierre Nicolas achète le terrain avec la source dont l’eau est réputée pour sa qualité et son débit constant. Il édifie les premiers bâtiments de sa brasserie et ses affaires prospèrent rapidement grâce à l’expansion du Creusot tout proche. Son fils Joseph et ses petits fils Pierre-Joseph et Lazare poursuivront l’activité de brasserie et y ajouteront celle de commerce de vin. Les Nicolas deviennent des notables. Joseph sera maire de Montcenis et deviendra un correspondant régulier du grand savant Louis Pasteur pendant ses recherches sur la fermentation

    L’amélioration des transports portera un rude coup aux petites brasseries. Lazare Nicolas cesse de brasser en 1930 mais poursuit ses activités de demi-grossiste pour les Grandes Brasseries de Chalon. À la Libération, c’est un ancien commis, Ernest Alexandre, qui reprend l’affaire jusqu’en 1986.

    Les bâtiments délabrés et rachetés par la municipalité ont été restaurés et aménagés en logements.

    Il faudrait bien aussi reconstruire aussi le magnifique lavoir communal qui se trouve à proximité. Érigé par Joseph Nicolas, il a été, hélas, démoli en 1980.
     
    Retrouvez le rallye en photos !
    Et en texte :
    Rallye pédestre : un beau succès
    Un autre extrait du questionnaire, avec la solution :
    Coup d’œil : autour de l'ours (la solution)


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  • Vous n'avez pas pu participer à notre génial ( ! ) rallye pédestre du 3 avril 2011 ? Ce n'est pas grave, nous sommes partageurs : nous avons décidé de vous distiller quelques extraits du questionnaire, de-ci, de-là, comme des œufs de Pâques dans un jardin...

    Coup d'oeil : De quelle bois se chauffe-t-on ?

    À droite de la Tour du Bost, sur les hauteurs, s'étend le Bois Cassé

    Si vous aviez marché avec nous, vous auriez à un moment longé ce bois que la carte appelle "Bois Cassé". D'où vient ce nom ?

    1. Une violente tempête avait abattu et cassé des arbres.
    2. Il est rond, comme une poêle, une "casse" en parler local.
    3. C'est le nom d'une famille qui habitait une ferme aux environ


    La réponse dans quelques jours ! 


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  • Signatures pour l'éternité

    De loin, en 1995...

    Les murs de la tour nous réservent de multiples surprises. Parmi elles, on trouve des traces laissées par les visiteurs du site : quelques graffitis que le temps a épargnés, dont certains datent des années 1880. Au-dessus de la fenêtre à meneaux du niveau 5, accessible seulement cette année, depuis la pose récente du plancher, une écriture toute fine dessine ses arabesques. Qui était cette Yvonne, à qui un inconnu à la signature désormais illisible a dédié sa vie ? 

    Signatures pour l'éternité

    Pour le moment, c'est le seul message amoureux que les murs aient conservé. Dans la même fenêtre, mais à un endroit bien plus accessible, ils ont été nombreux à (simplement) graver leur nom et/ou leur prénom - en entamant l'enduit en profondeur ! L'un des graffitis, daté de 1900, est signé Mazoyer E. Qui était-il ? Un autre a signé Larche, un autre encore Léon... 

    Signatures pour l'éternité

     

    Cette fenêtre, qui n'était plus accessible depuis l'incendie de 1920, était de toute évidence un endroit de choix pour les signatures de visiteurs de la fin du XIX et du début du XXe siècle. Des traces qui ont résisté à l'incendie mais que le temps, après les intempéries, achève d'effacer. L'enduit graffité, entre 1995 et aujourd'hui, s'est déjà réduit de moitié...

     
    Ces marques, comme d'autres témoignages du passé portés par l'enduit d'origine, sont conservées en l'état dans les murs restaurés : vous pourrez encore les voir en suivant la visite guidée, cet été !
     
    Et si par hasard vous avez connu cette Yvonne, si vous avez une idée de qui pouvait bien être son amoureux ou les autres signataires plus que centenaires, n'hésitez pas à nous contacter...


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  • Il y a quelques jours, nous vous avons proposé un extrait du questionnaire de notre rallye du 3 avril dernier. Si vous l'avez manqué, le revoici, mais cette fois, avec la réponse à la suite :

    Coup d'oeil : autour de l'ours (la solution)

    Si vous étiez venu à notre rallye, votre voiture aurait été stationnée sur le parking des Ursulines, à Montcenis. Justement, les Ursulines : d'où vient ce nom ?

    1. d'un petit cirque qui présentait des ours dressés ?
    2. d'un nommé Ursulin qui avait trois belles filles ?
    3. d'une congrégation de religieuses enseignantes ?
    4. d'un congrégation de religieuses hospitalières ?
       

    Voici donc la solution, telle qu'elle figurait dans  le cahier de réponses donné à l'issue du rallye : il s'agit de la Communauté des Ursulines, religieuses enseignantes.
     
    Derrière le monument aux morts, au nord d’un vaste terrain appelé "le Clos des Ursulines", l’établissement d’une communauté de religieuses ursulines fut proposé par Antoine Mercier, seigneur du Thil et capitaine de Montcenis en 1645, approuvé l’année suivante par les princesses de Longueville, dames de Montcenis, puis autorisé par l’évêque d’Autun. Les deux premières religieuses arrivèrent à Montcenis, détachées de la colonie de Saint-Gengoux par autorisation de l’évêque de Chalon, le 12 décembre 1647.
     
    En 1652, la communauté s’installa dans une maison qui leur avait été donnée, ainsi que le domaine des Garreaux, à Charmoy, par le sieur Philibert de Chapey, ancien curé de Charmoy.
     
    "Vouées à l’instruction de la jeunesse qui, dans une ville comme Montcenis, est plus nécessaire que partout ailleurs", les religieuses étaient cloîtrées et la plupart appartenaient aux familles notables de Montcenis et des environs. L’établissement fut confirmé par lettres patentes de Louis XIV en septembre 1671. À cette date, les religieuses étaient au nombre de 30 sœurs de chœur, 5 converses et une tourière. Elle comptaient 10 pensionnaires, payant chacune 120 livres.
     
    En 1701, la communauté est composée de 28 religieuses de chœur, quatre converses et deux tourières. Elle a une douzaine de pensionnaires. En 1783, il y a "24 dames de chœur et 5 converses".
     
    Le couvent fut pillé pendant la Révolution et les religieuses dispersées.
     
    Outre l’enseignement, les Ursulines avaient d’autres activités : elles brodaient et tenaient un ouvroir. Au XVIIIe siècle, elles fabriquaient des chapelets dont les grains étaient obtenus en mêlant, à une argile qu’elles exploitaient près de Montcenis, du bois odoriférant broyé.
     
    En 1701, Gareau résume ainsi l’histoire des Ursulines : "C'est en 1642 que l'établissement des Ursulines, colonie de Saint-Gengoux, fut fait à Montcenis. Quelques années plus tard, elles se logèrent dans la grande maison qu'elle occupent encore et qui leur fut donnée, ainsi que le domaine du Garreau, par le sieur Philibert de Chapey, ancien curé de Charmoy".
     
    Retrouvez le rallye en photos.
    Et avec du texte :
    Rallye pédestre : un beau succès
     
    Et pour finir, n'hésitez pas à suivre la piste laissée par Christian, un de nos fidèles lecteurs, dans un de ses commentaires : Angèle Mérici, à l'origine de cette congrégation atypique, est un personnage qui mérite que l'on se penche sur sa vie !


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