• Vingt ans de "La Tour du Bost" (1) : les prémices

    L'association « La Tour du Bost » fête ses vingt ans cette année. À l'origine de cette improbable aventure se trouve Robert Chevrot, son président. Cet ancien professeur de lettres, retraité depuis peu, très impliqué au niveau associatif local (théâtre, rugby, « La Physiophile »...), est l'initiateur et le moteur du projet, entre cheville ouvrière et clé de voûte.

     

    Vingt ans de "La Tour du Bost" (1) : les prémices

     

    Remontons avec lui aux prémices de l'association.
     
    Comment l'idée de restaurer la Tour du Bost est-elle née ?
     
    À l'origine, il y a la marche organisée par le Foyer Rural des Bizots, début mai 1991. Mon épouse et moi, nous sommes partis le matin du bourg et avons rejoint, dans un chemin, Martine Dubreuil, que nous connaissions parce que nous faisions de la danse folk ensemble. On bavarde - c'était très beau, très lumineux, il faisait un temps magnifique. On en arrive à parler de la beauté de notre paysage etc, et je lui pose des questions sur cette tour, qui était à Charmoy (la commune voisine des Bizots) : je la voyais souvent depuis le col du Bost, elle m'intriguait. À chaque fois que nous y passions, mon père disait : "Oh, c'est un vieux pigeonnier !" Nous ne nous en étions jamais approchés. Et Martine me dit qu'elle appartient à ses parents ! J'étais impatient, je lui ai proposé de vite finir la balade et d'aller voir la tour.
     
    Nous y arrivons en fin de matinée. Martine nous présente à son père, Gaston Dubreuil, et lui demande si nous pouvons y monter. Il répond : "Oui, oui, mais faites attention ! Faites attention, n'allez pas jusqu'au bout, c'est dangereux !"
     
    En voyant ce truc-là, je me suis dit : "ce n'est pas possible !" Parfois, on fait des rêves, on se voit dans des endroits magiques, dans lesquels les choses sont restées en état, hors du temps... Il en était tombé pas mal, de la tour, mais il en restait quand même beaucoup, par rapport à ce qu'on voit d'habitude : des vieux châteaux, dont il ne reste qu'un pan de mur. Là, on voyait bien la structure du monument. Il y avait des tas de gravas dans les escaliers. Nous sommes montés, très prudemment, jusqu'à passer la tête vers le ciel, tout en haut.

    Vingt ans de "La Tour du Bost" (1) : les prémices

     

     

    Dans quel état la tour était-elle ?
     
    Il n'y avait plus de voûte. On n'entrait pas dans la tour elle-même, on restait dans l'escalier. On ne voyait que des éboulis en entrant ; on ne voyait même pas le ciel depuis le bas, puisque nous ne pouvions pas approcher du milieu. Avec les conseils de Gaston Dubreuil en tête, « Faites attention ! », on n'essayait même pas ! De l'escalier, on voyait les salles, mais tout effondrées. On voyait quand même des belles cheminées, des belles fenêtres etc.

     

     

     

     

    La Tour du Bost, face est, 1992 

    On redescend donc et je dis à Gaston : "Il faut retaper ce truc-là !" "Ah ben, faites donc !", me répond-il. "Il en est venu, des gars qui voulaient retaper !". Il y avait eu entre autres le Dr Tremaux, célèbre en Saône-et-Loire, qui a fait des travaux historiques et possédait le château de Moroges ; il connaissait la Tour du Bost et avait dit à Gaston qu'il voulait bien la retaper, mais en enlevant les deux étages supérieurs...
     
    En partant, je dis à Martine que je ne plaisante pas, qu'il faudrait faire quelque chose, créer une association etc.
     
    Et c'est ainsi que la petite graine de l'association fut semée...
     
    Vous pouvez retrouver des photos du donjon dans plusieurs albums : avant l'incendie,  la Tour du Bost et la tour au fil des mois, entre autres.

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