• Tremplin : la position d'équilibre

    "Tremplin Homme et Patrimoine" est un précurseur dans le domaine de l'insertion et du patrimoine, en particulier sur du Monument Historique. Michel Jondot,  Coordonnateur  administratif et technique de cette association, revient sur l'arrivée des chantiers à la Tour du Bost.

    Tremplin : la position d'équilibre

    Comment la conjonction entre "Tremplin" et "La Tour du Bost" s'est-elle faite ?
     
    Le premier chantier d'insertion monté par Tremplin, c'étaient les fours à chaux de Vendenesse-lès-Charolles. Cette première opération était un projet de "SMBS Rempart". Robert Chevrot, président de l'association "La Tour du Bost", était à l'époque administrateur de SMBS et a suivi cette action. Il a pensé que ce ne serait pas une mauvaise idée de faire la même chose à la tour : les travaux y avançaient très lentement, uniquement menés par les bénévoles et les chantiers d'été. Nous y sommes donc intervenus à partir de la fin 2001.
     
    La mise en place du chantier à la tour a-t-elle rencontré des problèmes particuliers ?
     
    Cela n'a pas été spécialement difficile. Pour mettre en place un chantier d'insertion, il faut justifier de la pertinence du support choisi, ce qui est le cas ici. La difficulté était d'ordre géographique : la tour est un peu éloignée des deux centres urbains, Le Creusot et Montceau - et Charmoy ne fait pas partie de la Communauté Urbaine. La dimension du bébé (très gros !) a peut-être été un frein – lorsque nous sommes arrivés, toutes les caves étaient encore comblées ; seul l'échafaudage à encorbellement était posé, dernière étape Tremplin : la position d'équilibreconduite avec SMBS et achevée par un stage Monument Historique. À part ça, c'était une grande caisse vide où tout était tombé et empilé dans le bas ! Mais nous disposions de l'étude des Monuments Historiques, faite par Frédéric Didier. L'idée au départ était de restaurer d'abord la charpente et la couverture avant d'attaquer l'intérieur, mais nous avons finalement choisi, pour des raisons pratiques, de commencer par le bas et par la maison d'accueil.

    La difficulté est ailleurs. Tremplin développe deux projets en même temps : un de restauration et un d'action d'insertion. Il faut vraiment les voir, à un moment ou un autre, comme deux entités distinctes. Toute la difficulté ensuite est de garder un judicieux équilibre entre les besoins en terme de restauration d'un bâtiment et ceux de notre public. J'ai vu des chantiers où les gens se sont lancés sur du patrimoine, sans rien y connaître, pensant "choper" un créneau porteur : ils se sont faits éjecter du chantier parce que c'était tout et n'importe quoi. A contrario on connaît des actions conduites par des gens qui ont surtout envie que le bâtiment soit restauré mais qui ne se préoccupent pas de l'humain, main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Il faut trouver et conserver cet équilibre entre les deux projets, pour qu'ils s'alimentent l'un l'autre, le projet personnel et le projet global, qu'ils avancent conjointement, qu'ils se renvoient la balle. Ma collègue psy parle d'effet-miroir.
     
    Comment voyez-vous cette restauration, personnellement ?
     
    Ma famille est de Montcenis, je suis un vieux Monticinois – on voyait la tour de chez moi. Elle était dangereuse, mais il y avait les histoires de trésor et on rêvait de souterrain, comme au château de Montcenis... Comme beaucoup de monde, cela me réjouit qu'elle soit en voie de restauration.
     
    Pour en savoir plus sur Tremplin :
    Tremplin : pour mieux rebondir
    Tremplin Homme et Patrimoine

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